Mis à jour le : 18/06/07
LES NOLDOR AU BELERIAND
Guidé par Ulmo, Turgon découvrit une plaine verdoyante cachée entre les montagnes près du cours du Sirion et il su qu’en cette terre vierge, il bâtirait une cité splendide en l’honneur de Tirion. Il revint à Nevrast et mûrit ce projet en lui. Plus tard, il fit commencer les travaux en grand secret et sous bonne garde, Ulmo veillant lui aussi à ce que cette nouvelle cité soit gardée secrète. Cinquante deux ans plus tard, la cité fut terminée et elle porta le nom de Gondolin, le Roc Caché. Avant que Turgon ne rejoigne sa cité, Ulmo lui déclara qu’il veillerait lui-même à ce que toujours Gondolin reste secrète et que ça serait la cité qui tiendrait le plus longtemps devant Melkor. Mais il lui déclara également qu’il se pouvait que la malédiction de Mandos sur les Noldor toucha Gondolin et que celle-ci tomberait dans les flammes, mais qu’un messager viendrait de Nevrast le lui annoncer. Puis Turgon partit avec les Noldor qui avaient suivi Fingolfin et avec de nombreux Sindar. Les montagnes se refermèrent derrière eux lorsqu’ils atteignirent Gondolin et personne ne su où ils étaient allés. La cité crut et devint aussi belle que Tirion. Elle était grandiose et magnifique mais on dit que ce qui était le plus superbe dans Gondolin, c’était Idril Celebrindal, la fille de Turgon.
Galadriel, pendant ce temps, était à Doriath et s’entrenait souvent avec Melian, la femme de Thingol. Un jour, cette dernière demanda à Galadriel pourquoi les grands Seigneurs Noldor avaient été chassés d’Aman, car elle avait compris qu’ils n’étaient point messagers des Valar comme ils l’avaient dit. Galadriel lui parla donc du meurtre de Finwë, du vol des Silmarili et de la décision des Noldor de quitter Valinor pour aller se venger de Morgoth, mais cela contre l’accord des Valar. Melian devina que Galadriel ne lui disait pas tout. Elle alla raconter ce qu’elle savait à Thingol et lui prédit que tant que les Silmarili ne seraient pas repris à Morgoth, le monde serait déchirés en guerres inévitables. Thingol pensa que les Noldor seraient donc de grands alliés contre Morgoth avec lui mais Melian le mit en garde, sentant un mal peser sur les Noldor. Elle ne savait pourtant rien de la malédiction de Mandos.
Des rumeurs sur les Noldor se mirent à parcourir Beleriand mais elles étaient entachées de mensonges. Inquiet, Círdan en avertit aussitôt Thingol. Celui-ci se prit de colère envers Finrod qui était présent à Doriath, l’accusant du meurtre de ses frères. Angrod, aussi présent, se leva et raconta tout à Thingol, le massacre d’Alqualondë, la malédiction de Mandos et l’incendie des navires à Losgar. Ainsi, Thingol put se rendre compte qu’ils étaient innocents et que les Seigneurs Noldor avaient menti à leur sujet. Mais il fut blessé et il interdit à quiconque de parler la langue Noldo dans son royaume et son interdit fut suivi.
Lors d’une fête, Galadriel demanda à Finrod pourquoi il ne prenait pas d’épouse, celui-ci lui répondit qu’il n’aurait rien à léguer à un héritier et qu’il avait des choses à accomplir. En vérité, Amarië des Vanyar était celle qu’il aimait mais elle ne l’avait pas suivi dans son exil.
Auteur de l'article : Sleeping Beauty